Le jeûne intermittent

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Nous pratiquons le jeûne intermittent depuis que nous avons adopté le régime cétogène. Je vous renvoie aux quatre articles consacrés à ce régime sur notre site :

Pour rappel, le régime cétogène consiste en une alimentation très pauvre en glucides, riche en lipides et modérée en protéines.

Cette combinaison (jeûne intermittent + régime cétogène) est fréquemment adoptée par les personnes souhaitant s’éloigner d’une consommation excessive – et désormais inhabituelle pour notre organisme – de glucides. L’impact de ces excès apparaît aujourd’hui clairement à la base de nombreuses pathologies dites de sociétés, touchant souvent une population de plus en plus jeune. L’obésité, mais aussi la stéatose hépatique non alcoolique en sont les conséquences les plus visibles, mais de nombreuses autres maladies, notamment les inflammations chroniques, résultent également de ce mode alimentaire devenu anormal.

Associer le jeûne intermittent au régime cétogène permet d’entrer plus rapidement en cétose. De plus, la cétose serait alors plus stable et l’organisme passe ainsi en mode « brûleur de graisses » en peu de temps. Il est rapporté que les adaptations métaboliques induites par la cétose améliorent la stabilité de la glycémie, diminuent la sensation de faim et peuvent renforcer la clarté mentale.

Nous reviendrons dans un prochain article sur le bilan de notre expérimentation du régime cétogène sur 4 à 5 ans. Mais pour « spoïler » un peu ce futur article et instaurer une certaine attente, sachez que nous avons finalement quitté ce régime. Nous reviendrons sur nos raisons et les constats qui nous ont poussés à ce choix

Quoi qu’il en soit, nous avons conservé la pratique du jeûne intermittent, qui consiste, dans notre cas, à ne prendre que deux repas par jour : l’un à 10 h et l’autre à 17 h, soit une fenêtre alimentaire de 7 heures pour 17 heures de jeûne quotidien. C’est du moins le rythme adopté lors de nos réunions au lac. Bien entendu, de retour chez nous et surtout dans le cadre professionnel, il nous faut adapter ces horaires à des rythmes plus classiques, comme déjeuner à midi et dîner en soirée, à une heure variable selon chacun.

Personnellement, je déjeune avec mes collègues entre 12 h et 12 h 30, puis je passe à table chez moi vers 18 h ou 18 h 30, sauf lorsque je dois cuisiner spécifiquement pour le repas du soir.

La pratique du jeûne intermittent consiste donc à ne manger qu’au cours de la fenêtre entre les deux repas, et à respecter le jeûne du dernier repas du soir jusqu’à celui de 10 h (au lac) ou de 12 h (au travail).

Il est évidemment essentiel que ces deux repas contiennent tous les nutriments nécessaires à notre organisme. Il ne s’agit pas de priver le corps des « briques » essentielles à son bon fonctionnement. Au contraire, apporter une alimentation saine et équilibrée, ainsi qu’un apport énergétique suffisant, tout en laissant à l’organisme le temps de bien digérer, offre de réels avantages pour la santé :

  • Le système digestif bénéficie d’un repos prolongé, plus naturel. Dans nos sociétés, où l’on peut manger à toute heure, l’appareil digestif est souvent sollicité à l’excès.
  • Le jeûne intermittent diminue la production de radicaux libres et réduit certains marqueurs inflammatoires, abaissant ainsi le risque de maladies chroniques comme l’arthrite ou la fibromyalgie.
  • Ce mode d’alimentation améliore la sensibilité à l’insuline et stabilise la glycémie, diminuant alors le risque de diabète de type 2. Certaines études montrent également une réduction de la graisse abdominale et des taux de triglycérides et de cholestérol sanguin. Toutefois, nous n’avons pas constaté de perte de poids accompagnée d’une diminution significative du tour de taille, signe d’une éventuelle « perte de graisse abdominale ».
  • Le jeûne intermittent favorise l’autophagie, un mécanisme clé de nettoyage cellulaire qui contribuerait à retarder les effets du vieillissement et à protéger contre certaines maladies neurodégénératives comme Alzheimer ou Parkinson. L’organisme « se recycle » en quelque sorte, en réutilisant les cellules ou tissus dysfonctionnels pour produire de nouveaux éléments sains.
  • D’après plusieurs articles fondés sur des études, la pratique du jeûne intermittent abaisse la pression artérielle et la fréquence cardiaque, diminue le risque cardiovasculaire et s’avère efficace chez les personnes présentant des troubles métaboliques (obésité, prédiabète, hypertension).

Voilà, en résumé, les bénéfices de ce nouveau comportement alimentaire qui permet de profiter des avantages reconnus du jeûne, sans imposer une restriction alimentaire stricte sur plusieurs jours, souvent difficile à suivre.

Le prochain article détaillera davantage cette pratique telle que nous l’avons adoptée, et proposera des témoignages de membres du groupe sur les effets observés ou ressentis.